D.R de la sant: notre grand souci, cest le sous-effectif humain

Publi le 23 Avril 2014 23:00

Le Directeur régional (à gauche) lors de l’entretien)


Depuis mai 2008, 3 directeurs régionaux se sont succédé à la tête du département de la santé. La nomination rentre dans le cadre d’un mouvement limité qui a touché 4 Régions : Marrakech-Tensift-Haouz, Doukkala-Abda, Taza-AlHoceïma-Taounat et Tadla-Azilal. Ce qui montre la difficulté que trouve ne département de la santé à trouver l’homme convenable susceptible à gérer cette Région. Nous espérons que l’arrivée du nouveau Directeur trouvera la potion magique afin donner un nouveau souffle à la gestion d’un domaine aussi stratégique que la santé. 

 

1°- Tout d’abord monsieur le Directeur, nous vous souhaitons  au nom de toute la population de la Région de Tadla-Azilal  la bienvenue et un bon séjour parmi nous.

Nous vous prions de nous présenter en quelques lignes votre CV.

Je m’appelle Docteur Ahmed Oudich, Directeur régional de la Santé de la Région Tadla-Azilal, marié,  père de deux enfants, j’ai un doctorat en médecine, un diplôme  de santé publique de l’école de santé publique de Grenade (Espagne) et un  master spécialisé  en ménagement public de l’ISCAE (Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises) de Rabat.

2°- Dès votre installation à la tête de la Direction de la Santé de Tadla-Azilal, vous avez pris connaissance de l’état de la Région. Quel est votre diagnostic initial ?

Dès mon installation, j’ai entamé plusieurs tournées dans les structures hospitalières et les établissements de soins de santé de base et j’ai pu constater que notre personnel médical et paramédical effectue beaucoup d’efforts et un travail énorme mais ce qui fait défaut est le manque de traçabilité, l’établissement de tout acte réalisé sous forme de tableaux de bord et des réalisations et des plans d’action.  En effet, beaucoup de travail se fait contrastant avec un manque de traçabilité. C’est une problématique sur laquelle j’ai beaucoup insisté afin de pallier à cela lors de mes visites des différentes structures sanitaires et lors des mes contacts avec mes confrères, les délégués des trois provinces de la Région.

J’ai insisté auprès des délégués des trois provinces de la Région à savoir Béni-Mellal, Azilal et Fquih Ben Salah à faire des réunions de coordination de façon régulière. Une réunion chaque semaine au niveau de chaque délégation, une réunion tous les mois ave  le staff de leurs structures, les médecins chefs et les infirmiers chefs des circonscriptions et établissements de leur province respective. J’ai demandé aux responsables provinciaux de tenir des réunions afin de faire revivre et redynamiser les comités de gestion au niveau des hôpitaux afin d’élaborer des projets d’établissements hospitaliers (PEH). Car la tenue de ces réunions de comité de gestion manque beaucoup.

3°- Votre premier diagnostic fait quelles seront  vos priorités ? Autrement  dit votre plan d’action.

Parmi mes priorités à la tête cette  région sanitaire, c’est l’application de la politique gouvermentale et du ministère de la santé. Nous travaillons sur de grands chantiers à savoir l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, le volet des urgences, la prise en charge  des malades mentaux, la gestion des médicaments afin d’assurer leur disponibilité, leur gestion et leur traçabilité et enfin faire des plaidoyers  pour trouver des ressources supplémentaires pour notre secteur en matériel médico-technique, médico hospitalier et pourquoi pas en matière de ressources humaines étant donné que notre Région souffre d’un manque flagrant en ressources humaines.

La Région connait un déficit en ressources humaines surtout en personnel paramédical au niveau des hôpitaux et des structures des soins de santé de base. Lors de ma visite à Kasba-Tadla, j’ai constaté que les services de médecine et de pédiatrie sont fermés au niveau de l’hôpital local à cause de ce déficit en ressources humaines surtout paramédical. Nous essayerons de pallier à ce dysfonctionnement par l’ouverture de ces deux services par la recherche à nouer des partenariats en ma qualité de Directeur régional avec les autres délégués afin de nouer des partenariats entre le secteur public et le secteur privé, les communes, le ministère de l’intérieur et autres partenaires et nous militerons ensemble, afin de trouver des solutions et des alternatives utiles susceptibles de d’atténuer ce déficit en ressources humaines.

4°- Le Maroc a célébré cette semaine le deuxième anniversaire de la généralisation du RAMED tout en sachant que ce grand chantier a été initié en 2008 à Tadla-Azilal comme région pilote. Quel bilan faites-vous de ce projet ? Ses contraintes et ses perspectives ?

Concernant le Régime d’Assistance Médicale aux Economiquement Démunis (RAMED), c’est une région pilote plusieurs choses ont été faites, Depuis son lancement un effort considérable que je peux chiffrer en dépenses depuis son lancement jusqu’à la fin du mois de février 2014, s’élèvent aux alentours de 65 millions de dirhams ont été facturés au niveau de nos hôpitaux, ce projet touche 84.028 ménages et 151.798 cartes ont été produites dont 129.874 distribuées et 8.149 renouvelées.  277.734 personnes ont bénéficié de 278.005 prestations. Plusieurs cartes RAMED expirées et renouvelées. Nous sommes à la recherche d’autres ressources supplémentaires pour réussir ce chantier royal.  Un effort louable a été fait malgré que nos hôpitaux n’aient pas encore reçu leurs subventions.

4°- Est-ce que vous avez un message à transmettre à la population en général et  aux professionnels de la santé de la Région ?

Je tiens à rassurer la population quant à la qualité des soins qui leur sont prodigués par notre personnel connu pour son compétence et son patriotisme.

Il y aura d’autres choses supplémentaires qui vont s’ajouter dans nos structures qui vont servir les citoyens et nous sommes en train de plaidoyer et d’élaborer un partenariat avec l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) pour l’acquisition d’un scanner pour la province d’Azilal. Des moyens médico-techniques et médico hospitaliers et des moyens de mobilité pour la province de Fquih Ben Salah dans le même cadre de partenariat avec l’OCP. Nous sommes en train discuter avec le Conseil Régional comment acquérir un scanner pour le Centre hospitalier régional de Béni-Mellal. Je suis sûr qu’il y aura un avenir meilleur dans le domaine de la santé inchallah.

5°- Un dernier mot…

Je tiens enfin à remercier et  à féliciter tout le personnel médical, paramédical et administratif pour leurs efforts louables fournis afin d’assurer de meilleures prestations à l’ensemble de citoyens de la Région. Toutefois je lui demande de redoubler d’efforts.  Je demande plus à nos gestionnaires de se pencher sur le côté managérial en matière de gestion de leurs structures et de leurs établissements et l’implication de toute personne qu’ils jugent nécessaire dans leur mode gestion. La Direction régionale est à leur disposition concernant son appui matériel, financier, logistique et sur tous les plans leur est assuré. Nos portes resteront toujours ouvertes. Je ne cesserai pas personnellement de faire des supervisions afin d’aller de l’avant et assurer  un accompagnement et donner un coup de fouet à notre système de santé pour une nette amélioration dans un futur proche.

Merci bien monsieur le Directeur pour votre gentillesse et votre disponibilité et nous vous souhaitons beaucoup de courage.

                               Entretien réalisé par Hammou ELKARMI








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